Quelle est votre motivation ? Qu’est-ce qui vous pousse à poursuivre cet engagement ?
Au moment où l’on passe la porte de la caserne, nous laissons notre vie personnelle et professionnelle derrière nous, nous devenons pompiers. Il s’agit d’un univers parallèle où l’individu se fond dans l’équipe . L’opérationnel que nous avons vécu ensemble au fil des années, avec les sensations fortes qui vont avec, soude l’équipe. Lorsqu’il m’arrive d’être fatigué, je me motive en me disant que si je n’y vais pas, l’équipe en souffrira et une seule personne manquante peut impacter les potentielles opérations. Fatigué ou non, il faut trouver le moyen d’accomplir ensemble la mission qui nous est confiée.
Vous évoquez un monde à part, comment l’expliquez-vous ?
Nous sommes souvent confrontés à la mort d’une façon ou d’une autre. Nous avons appris à gérer ces émotions mais pour autant cela nous a appris à relativiser beaucoup de choses dans notre vie de tous les jours. Rendre service aux personnes en détresse, être soudés sur le terrain et dans l’adversité, cela nous inculque des valeurs uniques et indélébiles : celles du collectif, de l’écoute qui permet de mener à bien les opérations Mais ce que nous retenons c’est que la vie reste le bien le plus précieux.
Comment parvenez-vous à concilier cet engagement avec votre vie privée et votre poste de chef de service représentations et relations publiques ?
J’ai la chance de travailler pour la Région Sud qui défend les valeurs des sapeurs-pompiers. Je n’ai pas souhaité bénéficier de la convention à titre personnel, mais la Région Sud œuvre contre les feux de forêt et facilite mes missions le cas échéant.