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La sélection 2024-2025 du prix littéraire des lycéens

Mis à jour le 11 octobre 2024

Le prix littéraire des lycéens, c’est reparti ! Tout au long de cette année scolaire, les élèves pourront découvrir une sélection de romans et de bandes-dessinées et leurs auteurs, avant de récompenser leurs ouvrages préférés. L'Agence Régionale du Livre, qui coordonne l'ensemble du dispositif, nous fait le topo sur les titres en compétitions.

Chaque année, 10 ouvrages contemporains – 5 romans et 5 bandes dessinées – sont sélectionnés pour le Prix littéraire des lycéens et apprentis de la Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur. En 20 ans, ce dispositif aura permis de faire découvrir 222 livres à plus de 20 000 élèves !  Au fil des mois, forums et rencontres avec les auteurs ponctuent la vie des lycéens, qui désignent leur lauréat dans chaque catégorie à la fin de l’année scolaire. La sélection des œuvres est le fruit du travail d’un Comité de sélection composé de libraires, bibliothécaires, professeurs – tous partenaires et acteurs du Prix – piloté par l'Agence. Résultat, une sélection exigeante mais accessible, composée d’histoires d’amour, d'amitié, de famille, d’aventures...

 

La sélection de romans

Boris, 1985, Douna Loup (Zoé)

Émue par une veille chanson chilienne lors d’un concert, Douna Loup se souvient de son grand-oncle. Ou plutôt de ce qu’on lui en a dit. Ce mathématicien de renom, né en URSS et exilé aux États-Unis, était adepte de longues marches en solitaire et partait jusqu’à plusieurs semaines parfois, sans donner de nouvelles. En 1985, il ne revient pas. Trente-cinq ans plus tard, Douna mène une enquête qui la conduira jusque dans le sud du Chili où la trace de Boris a disparu alors que le pays subissait une des pires dictatures qui soit. Boris se serait-il trouvé au mauvais endroit au mauvais moment ?  

La Femme paradis, Pierre Chavagné(Le mot et le reste)

Dans une forêt, une femme s’organise seule pour survivre et se protéger. Pourquoi est-elle là ? Que s’est-il passé dans sa vie ou dans le monde pour qu’elle vive ainsi recluse ? Ses journées sont rythmées par la pêche, le maraîchage et les soins rudimentaires qu’elle s’octroie dans cette vie austère. Mais l’équilibre est fragile, et un coup de feu entendu au loin signifie qu’elle n’est plus seule, potentiellement en péril. Dès lors, la traque doit commencer.

L'Alphabet du silence, Delphine Minoui (L'Iconoclaste)

Au petit matin, Götkay, professeur d’université à Istanbul, est brutalement emmené par la police devant sa femme et sa petite fille. Aucune explication. Il est jeté dans l’une des terribles geôles turques et pourrait y croupir jusqu’à la fin de sa vie s’il n’est exécuté avant. D’abord sous le choc, en proie à la peur que le régime totalitaire d’Erdogan inspire, sa femme Alya comprend peu à peu l’engagement politique de son mari en faveur de la cause kurde. Elle s’éveille et va lutter pour essayer de le sauver.

Panorama, Lilia Hassaine (Gallimard)

Dans un futur proche. Pour éradiquer la violence et étouffer la révolte sociale, une solution infaillible a été trouvée : l’hyper surveillance de tous, jusque dans leur intimité. En priorité dans les beaux quartiers où toute forme de délinquance est inenvisageable, les maisons sont désormais en verre, murs et cloisons... chacun vit sous les yeux des autres. Quel est le problème si l’on n’a rien à cacher ?! Mais dans cet univers de la transparence hyper sécurisée, une famille disparaît. Comment est-ce possible ? Hélène est chargée de mener l’enquête. 

Strange, Geneviève Damas (Grasset)

À l’approche de leurs retrouvailles, Nora écrit à son père. Ils ne se sont pas vus depuis longtemps, pour cause de pandémie, d’éloignement géographique (Nora suite des études à Bruxelles)... , mais nourrissent l’un pour l’autre un amour profond. C’est au nom de cet amour que Nora a tenu son père à distance, pour le protéger ; la dernière fois, elle s’appelait encore Raphaël. Il faut le préparer, et elle doit trouver les mots. Avec une infinie tendresse, elle lui raconte son histoire depuis l’enfance et les personnes qui l’ont accompagnée dans la découverte et l’acceptation de qui elle est.

La sélection bande-dessinée

Brancusi contre États-Unis, Arnaud Nebbache (Dargaud)

1927. Constantin Brancusi, sculpteur roumain dont la renommée est en train de se confirmer, est invité à présenter ses œuvres dans le cadre d’une grande exposition à New-York. Mais une fois sur place, les sculptures ne passent pas la douane. L’une d’elle en particulier pose question, L’Oiseau, considérée comme un objet industriel et non comme une œuvre d’art... Les frais de douane s’envolent !! Le procès ubuesque qui s’ensuit interroge : qu’est-ce donc finalement qu’une œuvre d’art, lorsque l’on parle d’art contemporain ?

Des maux à dire, Bea Lema (Sarbacane)– traduit de l'espagnol par Jean-Marc Frémont

Vera vit en Galice avec sa mère. À quatre ans seulement, elle accompagne celle-ci chez nombre de « spécialistes », supposément habilités à éloigner les démons qui envahissent leur quotidien. En jouant avec les motifs et les couleurs, passant de la broderie au feutre, y incorporant parfois une ordonnance médicale, Bea Lema témoigne de la difficulté de grandir et de se construire aux côté d’un parent atteint d’une maladie mentale. Elle dit combien l’amour qu’elle n’a cessé de porter à sa mère les a probablement sauvées.

La Femme à l'étoile, Anthony Pastor (Casterman)

Montana, fin du XIXe siècle. Zachary est poursuivi pour un crime qu’il n’avait pas d’autre choix que de commettre. La montagne, le froid... il se réfugie dans un village en ruine, dit hanté, et y croise le chemin de Perla, une étoile de shérif sur la poitrine, recherchée elle aussi. D’abord hostiles l’un à l’autre, les deux fugitifs vont devoir s’allier pour faire face à des fanatiques prêts à tout pour rendre ce qu’ils considèrent être la justice. Un western des neiges haletant.

La petite lumière, Grégory Panaccione(Delcourt)

« Je suis venu ici pour disparaitre », raconte un vieil homme en se retirant dans un hameau abandonné des montagnes de Lombardie. Pas âme qui vive. Du haut de sa retraite isolée, pourtant, chaque soir à la même heure, une petite lumière s’allume au cœur de la forêt, dans la montagne qui lui fait face. Qu’est-ce que cela peut bien être ? Est-elle bien réelle ou le simple fruit de son imagination ? Y a-t-il quelqu’un qui lui envoie un signe ? Gregory Panaccione adapte le magnifique roman d’Antonio Moresco paru aux éditions Verdier, sélectionné dans le Prix littéraire en 2016.

Les Oiseaux de papier, Mana Neyestani (çà & là) traduit du persan par Massoumeh Lahidji

Au Kurdistan iranien, Jalal doit s’enfuir avec sa bien-aimée, promise à un autre. Pour ce faire il a besoin d’argent et rejoint une expédition de « kolbars », des contrebandiers engagés pour passer, au péril de leur vie, des produits occidentaux en Irak. Écrasés par des charges beaucoup trop lourdes, empruntant des voies extrêmement dangereuses, quasi suicidaires, ils sont impitoyablement traqués par les gardes-frontières. Jalal et son équipe vont tenter d’arriver à bon port et de déjouer le destin funeste qui semble les attendre.

Le vote – un roman et une bande dessinée – est désormais ouvert à tous les lycéens et apprentis de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Lycéens, retrouvez les livres dans votre CDI, lisez, et votez en avril sur le site du Prix littéraire ! Suivez toute l’année l’actualité du Prix littéraire des lycéens et apprentis ! Facebook   Instagram

Mis à jour le 28 mars 2025